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Prochains livres (B2-C2)
Le livre du mois d’octobre 2026 : Antigone de Jean Anouilh
Antigone de Jean Anouilh (1944) réécrit le mythe de Sophocle sous l’Occupation.
Antigone refuse d’obéir à Créon et enterre son frère malgré l’interdit.
Elle choisit la révolte et la mort plutôt qu’un compromis raisonnable.
Créon, pragmatique, veut sauver l’État et tente de la convaincre.
La pièce oppose l’absolu de la jeunesse à la politique du possible.

Le livre du mois de septembre 2026 : le livre de ma mère d’Albert Cohen
Ce livre bouleversant est l’évocation d’une femme à la fois « quotidienne » et sublime, une mère, aujourd’hui morte, qui n’a vécu que pour son fils et par son fils. Ce livre d’un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d’amour. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu’il s’adresse à lui-même lorsqu’il pense à telle circonstance où il s’est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs. « Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s’impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis. »

Le livre du mois d’août 2026 : François le Champi de George Sand
Un champi était un enfant abandonné dans les champs par ses parents. En grandissant, disent « les bonnes gens », les champis deviennent des paresseux et des voleurs. Non, pas s’ils sont aimés, répond George Sand. Une pauvre femme, la Zabelle, puis Madeleine, une jeune femme mal mariée, recueillent un bel enfant et l’aiment tant qu’il le leur rend au centuple. Il n’est question, dans ce livre, que d’amour, amour maternel et amour filial, amour frivole ou passionné. Les romans champêtres de George Sand se passent dans les bois et les champs, dans les cours de ferme et les fêtes campagnardes. Ils rayonnent de pureté. Ils sont aussi un acte de foi et d’espérance en un avenir meilleur pour les pauvres et les malheureux. Pour eux, George Sand a combattu toute sa vie.

Le livre du mois de juillet 2026 : Le Temps des secrets de Marcel Pagnol
Les vacances à La Treille se poursuivent., mais ne se ressemblent plus : Lili doit travailler aux champs avec son père, et Marcel rencontre Isabelle, la fille du poète Loïs de Montmajour. Puis ce sera l’arrivée en classe de sixième, et l’entrée en scène de l’inénarrable Lagneau…
Poussé par ses lecteurs, et pour son propre plaisir, Pagnol décide de Transformer son diptyque en tétralogie., et ses Souvenirs d’enfance en authentique roman de formation, du côté de Kim ou du Livre de la jungle. Dans Le Temps des secrets (1960), le jeune Marcel trahit – provisoirement – l’amitié de Lili pour l’illusion de l’amour, et Pagnol l’écrivain prouve, lorsqu’il croque le poète alcoolique et sa grotesque épouse, qu’il n’a rien perdu de sa vis comica. Le projet prend de l’ampleur, et le livre se termine sans s’achever, dans l’attente du Temps des amours.

Le livre du mois de juin 2026 : Les belles images de Simone de Beauvoir
Les Belles Images est un roman de Simone de Beauvoir publié en 1966. Il met en scène une femme de la bourgeoisie parisienne des années 1960, évoluant dans un milieu aisé et moderne. À travers son regard, le livre explore les normes sociales, l’image que l’on donne de soi et le poids des apparences. Beauvoir y critique avec finesse la société de consommation et les rôles assignés, notamment aux femmes. Un roman incisif, ironique et très contemporain sur l’inauthenticité et la quête de sens.

Le livre du mois de mai 2026 : Charlotte de David Foenkinos
Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : « C’est toute ma vie. »
Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

Le livre du mois de avril 2026 : un homme qui dort de Georges Perec
Un homme qui dort de Georges Perec est un court roman hypnotique écrit à la deuxième personne du singulier. Il suit un étudiant parisien de 25 ans qui, du jour au lendemain, abandonne tout : études, amis, ambitions et même les gestes les plus élémentaires du quotidien. Le récit se transforme en un inventaire minutieux de l’absence et du détachement progressif, énumérant ce que l’homme ne possède plus ni ne désire plus. Par une voix plate, répétitive, presque clinique, Perec explore l’indifférence radicale, la disparition volontaire dans le sommeil et le vide. Le livre constitue à la fois une expérience existentielle discrète et l’un des portraits les plus saisissants de la dépression et du retrait dans la littérature française moderne.

Le livre du mois de mars 2026 : le Tartuffe de Molière
En laissant Tartuffe entrer dans sa maison, Orgon ne pouvait pas imaginer qu’il allait mettre en péril sa fortune, son honneur, son bonheur et l’unité de sa famille. Et pourtant, c’est bien à quoi travaille « l’imposteur », mais toujours à l’insu du maître de maison : si Tartuffe courtise la femme d’Orgon, c’est sous prétexte de l’entretenir de religion ; s’il spolie ses enfants, c’est sous couvert de les remettre dans le droit chemin; s’il s’approprie les cordons de la bourse, c’est pour mieux organiser la dévotion familiale. Comment, dans ces conditions, Orgon aurait-il pu s’apercevoir de son aveuglement et donner au faux dévot la correction qu’il mérite ? Avec Tartuffe, Molière livre une satire grinçante de toutes les hypocrisies, satire qui fait mouche et qui, 300 ans plus tard, reste toujours de mise : en témoignent les mises en scène modernes, qui se succèdent, collant à l’actualité, et le nom de Tartuffe qui est définitivement passé dans la langue comme synonyme d’hypocrite.

Le livre du mois de février 2026 : l’armée des ombres de Joseph Kessel
C’est à Londres, en 1943, que Joseph Kessel, conteur inégalable et premier chroniqueur de notre temps, a écrit « L’armée des ombres », qui n’est pas seulement l’un de ses chefs-d’œuvre mais le roman-symbole de la Résistance que l’auteur présente ainsi : « La France n’a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n’a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie ». Jamais la France n’a fait guerre plus haute et plus belle que celles des caves où s’impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d’où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres. Tout ce qu’on va lire ici a été vécu par des gens de France.

Le livre du mois de janvier 2026 : La maison Tellier et autres nouvelles de Guy de Maupassant
Ce recueil de neuf nouvelles réalistes explore la vie quotidienne, les mœurs provinciales et les désirs humains avec ironie et finesse. La nouvelle éponyme suit les pensionnaires d’un bordel rouennais fermé pour une communion à la campagne, révélant tendresse et hypocrisie sociale. Les autres récits (Sur l’eau, Une partie de campagne, Boule de Suif, etc.) dépeignent des personnages ordinaires confrontés à la cupidité, la solitude ou l’amour, souvent avec une chute mordante. Un classique du naturalisme, court et percutant.

livres des années passées (B2-C2)
La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils
La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, publié en 1848, est un roman romantique et tragique qui explore les méandres de l’amour et les conventions sociales du XIXe siècle. Inspirée d’une histoire vraie, l’œuvre raconte la passion dévorante entre Marguerite Gautier, une courtisane parisienne atteinte de tuberculose, et Armand Duval, un jeune homme épris d’un amour sincère mais entravé par les préjugés de la société. À travers une prose émouvante, Dumas fils dépeint les sacrifices, les désillusions et la quête d’authenticité dans un monde régi par les apparences.

Thérèse Desqueyroux de François Mauriac
Thérèse Desqueyroux, orpheline de mère, a tenté d’empoisonner Bernard, son mari. Celui-ci, pour préserver l’honneur de sa famille, décide de déposer au tribunal en faveur de son épouse, et Thérèse obtient un non-lieu. Quand le roman commence, l’héroïne se trouve sur le chemin de la propriété d’Argelouse, où elle doit retrouver l’homme qu’elle a voulu voir mourir.
Dans l’un de ses livres les plus âpres, Mauriac imagine l’introspection d’une âme qui revient sur l’origine de ses fautes dont elle cherche le pardon, dans un monde bourgeois à la froideur impitoyable et bornée, qui ne reconnaît pas de place aux écarts tragiques.

La morte amoureuse et autres nouvelles de Theophile Gautier
« La Morte amoureuse et autres histoires » est un recueil de contes surnaturels et romantiques de l’auteur français Théophile Gautier, publié au XIXe siècle. La pièce maîtresse, « La Morte amoureuse » (1836), suit Romuald, un jeune prêtre qui tombe amoureux de Clarimonde, une belle vampiress. Leur romance interdite brouille les frontières entre la vie et la mort, Clarimonde survivant en buvant le sang de Romuald, tandis que celui-ci lutte entre ses devoirs religieux et ses désirs passionnés. L’histoire explore les thèmes de l’amour transcendant la mort, de la tentation et du conflit entre le spirituel et le charnel.

Le château de ma mère de Marcel Pagnol
Dans ce deuxième tome des Souvenirs d’enfance, Marcel Pagnol raconte son enfance provençale, centrée sur la maison de vacances familiale, « le château », où il passe des étés idylliques. L’histoire évoque les liens tendres avec sa mère, Augustine, les aventures avec son ami Lili, et les moments de bonheur simple dans la garrigue. Le récit mêle nostalgie, humour et émotion, peignant un portrait vibrant de la Provence et de l’enfance.

Courrier sud d’Antoine de Saint Exupéry
Courrier Sud, premier roman d’Antoine de Saint-Exupéry publié en 1929, est une œuvre poétique et introspective inspirée de son expérience de pilote de l’Aéropostale. L’histoire suit Jacques Bernis, un aviateur solitaire effectuant la dangereuse liaison postale Toulouse-Dakar pour la compagnie Latécoère, affrontant déserts, tempêtes et pannes mécaniques. À travers des descriptions saisissantes du vol et du Sahara, le récit entrelace l’aventure aérienne avec une histoire d’amour tragique et éphémère entre Bernis et Geneviève, une femme mariée. Ce roman explore les thèmes de la solitude, du courage, et du conflit entre devoir et désir, portés par une prose lyrique qui annonce les chefs-d’œuvre ultérieurs de Saint-Exupéry, comme Le Petit Prince.

La maison de Claudine de Colette
Colette se propose, d’abord, au lecteur, comme la souveraine d’un royaume sensible, la reine des choses prochaines, un écrivain de la nature. Pourtant, (elle) n’est pas orientée vers la campagne à la manière des romanciers paysans. La campagne de Colette est une campagne pour citadines, une campagne dont les baumes cicatrisent les plaies du cœur. Rien ne viendra à bout d’une certitude solidement appuyée sur la terre, d’une confiance animale dans la vie qui assurera toujours, en fin de compte, le ressaisissement et la reconquête de soi. Colette connaît la souffrance, et la fin inexorable de toutes choses heureuses ; elle les accepte l’une et l’autre, sûre d’une complicité secrète du monde, du chat qui dort près du feu, les pattes en manchon, de l’acidité des fruits sauvages dans les souvenirs d’enfance. Accepter est déjà la source d’une satisfaction mystérieuse.

Lucrèce Borgia de Victor Hugo
Indifférente à la haine de l’Italie entière, Lucrèce Borgia parade au carnaval de Venise. Qui pourrait inquiéter cette femme de pouvoir qui baigne dans l’adultère, l’inceste et le crime ? Elle a peur cependant, et tremble. pour un simple capitaine qu’elle cherche parmi la foule. Il se nomme Gennaro. Il est amoureux d’elle, lui qui tient les Borgia en aversion et insulte leur blason. Or Gennaro n’est autre que son fils, né de ses amours incestueuses avec son propre frère, et le jeune homme ignore tout de son passé et de ses origines. Lucrèce est un monstre, mais aussi une femme et une mère. Comment protéger son enfant, comment le soustraire à la fureur d’un mari qui le croit son amant ? En 1833, ce mélodrame tragique surpasse tous les triomphes de Victor Hugo.

Colline de Jean Giono
Un débris de hameau où quatre maisons fleuries d’orchis émergent des blés drus et hauts. Ce sont les Bastides Blanches, à mi-chemin entre la plaine et le grand désert lavandier, à l’ombre des monts de Lure. C’est là que vivent douze personnes, deux ménages, plus Gagou l’innocent.
Janet est le plus vieux des Bastides. Ayant longtemps regardé et écouté la nature, il a appris beaucoup de choses et connaît sans doute des secrets. Maintenant, paralysé et couché près de l’âtre, il parle sans arrêt, « ça coule comme un ruisseau », et ce qu’il dit finit par faire peur aux gens des Bastides. Puis la fontaine tarit, une petite fille tombe malade, un incendie éclate. C’en est trop ! Le responsable doit être ce vieux sorcier de Janet. Il faut le tuer…

Traité sur la tolérance de Voltaire
Un jour de 1761, vers dix heures du soir, le protestant Marc-Antoine Calas est retrouvé mort à Toulouse, dans sa boutique de drapier. On accuse sa famille qui venait de dîner avec lui d’avoir voulu le tuer, et en particulier son père qui aurait désapprouvé sa décision de se convertir au catholicisme.
Quelques mois plus tard, après une enquête bâclée, Jean Calas est condamné à mort et roué sur la place publique.
Rapidement convaincu de l’innocence de Calas, Voltaire, indigné, décide d’alerter l’opinion et de convaincre la cour, les juges, et jusqu’au roi lui-même – et, pour dénoncer l’inanité de ces luttes religieuses, il écrit le Traité sur la tolérance.

La mare au diable de George Sand
On l’appelait la Mare au diable, car ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs. Perdus à leur tour, Germain, Marie et le Petit Pierre sont forcés d’y passer la nuit. Le laboureur et la jeune fille ont le cœur triste. Germain va chercher une épouse pour s’occuper de ses enfants orphelins de leur mère. À quoi bon se marier, pense-t-il, quand l’amour n’y est pas. Et Marie a quitté sa mère, ce matin, en larmes, pour se louer comme bergère à la ferme des Ormeaux, si loin. Seul, Petit Pierre, le fils de Germain, est heureux et confiant. De lui dépendra le sort de ceux qu’il aime tant. Dédié à Chopin, ce bref roman champêtre a un charme inégalé. George Sand a vu le beau dans le simple. Elle chante, quelquefois en patois, les joies de l’amour, de l’enfance et du travail de la terre. Beaucoup d’amour et un peu d’idéalisme sont ses secrets.

Mercure d’Amélie Nothomb
Sur une île au large de Cherbourg, un vieil homme et une jeune fille vivent isolés, entourés de serviteurs et de gardes du corps, à l’abri de tout reflet ; en aucun cas Hazel ne doit voir son propre visage.
Engagée pour soigner la jeune fille, Françoise, une infirmière, va découvrir pourquoi Hazel se résigne aux caresses du vieillard. Elle comprendra au prix de quelle implacable machination ce dernier assouvit un amour fou, paroxystique…
Au cœur de ce huis clos inquiétant, Amélie Nothomb retrouve ses thèmes de prédilection : l’amour absolu et ses illusions, la passion indissociable de la perversité.

Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet
Le Nord de la France, noyé dans les brumes, ignorait le Sud. Alphonse Daudet le lui fit découvrir par ses « Lettres de mon moulin ». La Provence, celle de la mer et celle de la montagne, est apparue soudain avec ses troupeaux, ses belles Arlésiennes et ses parfums.
Un siècle plus tard, maître Cornille et son secret, la mule du pape qui retient son coup de pied, le curé de Cucugnan, le sous-préfet aux champs, tous ses personnages vivent encore avec la même intensité. Tristes ou gais, mélancoliques ou satiriques, ces petits textes sont des chefs-d’œuvre de malice, de poésie et d’émotion.

Les contes de la bécasse de Guy de Maupassant
Chaque automne, un vieux chasseur régalait ses amis de bécasses. Les têtes de ces délicieux oiseaux étaient données à un seul convive désigné par le sort. Et ce dernier, pour dédommager les autres, devait raconter une histoire. Les seize nouvelles de ce recueil se situent presque toutes en Normandie où Maupassant vécut une jeunesse heureuse. Ses paysans chasseurs, ses aristocrates, sa rempailleuse, ses pêcheurs sont saisis sur le vif dans leur vie quotidienne. La folie de la femme qui a perdu toute sa famille, l’avarice sordide de la maîtresse du petit chien, la triste vieillesse des danseurs de menuets, la revanche de l’épouse bafouée, Maupassant voit tout dans les détails les plus poignants.

La chamade de Françoise Sagan
Au cours d’un dîner, Lucile rencontre Antoine, jeune éditeur parisien. Leur complicité se transforme vite en une fougueuse passion. Or, Lucile vit avec Charles, quinquagénaire élégant et fortuné qui l’entoure d’un amour désintéressé. Malgré sa profonde affection pour lui, lorsque Antoine lui demande de choisir, elle décide de quitter Charles. « Vous me reviendrez. Je n’ai qu’à attendre. » Charles n’en doute pas. Parce qu’il aime cette femme-enfant pour elle-même et non pour lui. Parce qu’il sait qu’un jour Antoine lui reprochera ses faiblesses et ses défauts. Parce qu’il sait aussi que l’amour sans argent ne fait pas le bonheur. Il entend déjà la « chamade », ce roulement de tambour qui annonce les défaites…

Le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne
Phileas Fogg, gentleman anglais, parie avec les membres de son club qu’il fera le tour de la terre en 80 jours. Et, aussitôt, le voilà parti, accompagné de son domestique Jean, un Parisien, dit Passepartout. Il devra être revenu à Londres, pour gagner, le samedi 21 décembre 1872 à 20 heures 45 minutes !
Soupçonné d’être l’audacieux voleur de la Banque d’Angleterre, Phileas Fogg va être filé tout au long de ses pérégrinations par le détective Fix qui ne peut cependant pas l’arrêter, le mandat d’amener arrivant toujours trop tard…
Les pays traversés, les multiples aventures, les stratagèmes employés pour contourner les nombreux obstacles, l’activité débordante de Phileas Fogg pour lutter contre le temps en ne se départant jamais de son flegme tout britannique, les personnalités de Passepartout et de l’obstiné Fix, font du Tour du monde en 80 jours un merveilleux roman, l’un des meilleurs de Jules Verne, dont le succès considérable ne s’est jamais démenti depuis sa parution, en 1873.

Manon des sources de Marcel Pagnol
Formidable conteur, Marcel Pagnol raconte la vengeance de Manon qui découvre l’existence de la source cherchée en vain par son père, et qui était connue des autres villageois. Bergère, « belle sauvageonne », Manon est l’héroïne flamboyante de ce roman provençal.

La douleur de Marguerite Duras
La dernière guerre, Marguerite Duras l’a vécue tout à la fois comme femme dont le mari avait été déporté, comme résistante, mais aussi, comme écrivain. Lucide, étonnée, désespérée parfois, elle a, pendant ces années, tenu un journal, écrit des textes que lui inspirait tout ce qu’elle voyait, ce qu’elle vivait, les gens qu’elle rencontrait ou affrontait.
Ce sont ces récits et des extraits de son journal, que Marguerite Duras a réunis sous le titre La Douleur.

La fin de la jalousie et autres nouvelles de Marcel Proust
Profondément épris de la belle Françoise , Honoré de Tenvres s’émeut sans cesse de cet incroyable amour. Jusqu’au jour où on lui dit qu’elle a la réputation d’être une femme facile. Bouleversé, il découvre brutalement les tourments de la jalousie… Mondains, voluptueux et cruels, les personnages de ces nouvelles de Proust virevoltent avec un raffinement qui annonce les héros d’A la recherche du temps perdu.

Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux
Le Jeu de l’amour et du hasard est une comédie romantique en trois actes du dramaturge français Marivaux. Le Jeu de l’amour et du hasard a été joué pour la première fois le 23 janvier 1730. Dans cette pièce, une jeune femme reçoit la visite de son fiancé qu’elle ne connaît pas. Pour avoir une meilleure idée du type de personne qu’il est, elle échange sa place avec son serviteur et se déguise. Cependant, à son insu, son fiancé a la même idée et échange sa place avec son valet de chambre.

Une mort très douce de Simone de Beauvoir
Une mort très douce est un court récit autobiographique de Simone de Beauvoir, publié en 1964, qui décrit comment l’auteure a vécu les derniers mois de la vie de sa mère auprès d’elle. D’après Sartre, ce livre est le meilleur qu’elle ait écrit.

La femme au collier de velours d’Alexandre Dumas
1793, année noire.
C’est le règne de la Terreur. L’ombre de l’échafaud plane sur Paris. Et celle du diable n’est pas loin… Il s’appelle Hoffmann. Il a quitté l’Allemagne pour monter à l’assaut de ses rêves. Car il en est convaincu : le monde est un théâtre et Paris est sa scène. Et si le décor avait un envers ? Pire que dans un conte ! Amours vénales et vénéneuses… Rencontres magiques et terrifiantes… Ivresse et folie du jeu ! A-t-il rencontré Arsène, la danseuse au collier de velours ? A-t-il déversé des flots d’or à ses pieds ? L’a-t-il bien vue dans la nuit, pleurant Danton, son amant guillotiné ? Une chose est sûre : deux fois parjure au serment qu’il avait fait en quittant son pays, Hoffmann a vendu son âme et sacrifié ceux qu’il aime…

La peste d’Albert Camus
Publié en 1947, ce roman se déroule dans la ville d’Oran en Algérie. La peste s’est abattue sur la ville, entraînant la mort de nombreuses personnes. L’état de la peste est encore inconnu, car la préfecture refuse d’inquiéter les opinions publiques. Après quelques semaines, le préfet ordonne que les portes de la ville soient fermées. Oran est coupée du reste du monde, ses habitants sont enfermés avec la peste. Camus fait une comparaison (sans le citer) entre la peste et la guerre, ainsi qu’avec la montée du nazisme. Dans son livre, les hommes occupent une place prépondérante.

Dora Bruder de Patrick Modiano
« On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1 m 55, visage ovale, yeux gris-marron, manteau sport gris, pull-over bordeaux, jupe et chapeau bleu marine, chaussures sport marron. Adresser toutes indications à M. et Mme Bruder, 41 boulevard Ornano, Paris. » Cette petite annonce parue dans le journal Paris-Soir du 31 décembre 1941 va conduire par hasard, plus de quarante ans après, Patrick Modiano sur les traces de Dora Bruder. Au gré des déambulations du narrateur dans Paris, enquête et souvenirs personnels s’entremêlent. Un récit fort et poignant sur la Seconde Guerre mondiale.

Les armoires vides d’Annie Ernaux
Dans ce portrait de son enfance normande, on retrouve certains des thèmes récurrents chez Annie Ernaux, comme l’importance de la figure de la mère, à laquelle elle consacrera son texte Une femme, et de celle du père, à propos de qui elle écrira La Place. Le tiraillement entre deux milieux sociaux, celui de ses parents, anciens ouvriers qui ont ouvert un bar, et le milieu bourgeois auquel elle est confrontée de plus en plus en poursuivant ses études. Les sentiments contradictoires que lui inspire ce tiraillement entre deux milieux sociaux, à savoir un mélange de honte, de mépris, et d’amour pour sa famille, sont aussi des images omniprésentes de son œuvre.

Chien Blanc de Romain Gary
«C’était un chien gris avec une verrue comme un grain de beauté sur le côté droit du museau et du poil roussi autour de la truffe, ce qui le faisait ressembler au fumeur invétéré sur l’enseigne du Chien-qui-fume, un bar-tabac à Nice, non loin du lycée de mon enfance.
Il m’observait, la tête légèrement penchée de côté, d’un regard intense et fixe, ce regard des chiens de fourrière qui vous guettent au passage avec un espoir angoissé et insupportable.
Il entra dans mon existence le 17 février 1968 à Beverly Hills, où je venais de rejoindre ma femme Jean Seberg, pendant le tournage d’un film.»
L’Amérique à feu et à sang, vue par l’auteur de La promesse de l’aube et des Racines du ciel, prix Goncourt 1956.

Anna, soror… de Marguerite Yourcenar
Quelques semaines après le début du printemps 1925, Anna, soror est écrite lors d’un séjour à Naples. Jamais invention romanesque ne fut plus immédiatement influencée par les lieux où elle se situait. L’histoire d’amour d’Anna et Miguel est similaire à l’histoire d’amour de Byblis et Caunus dans la mythologie grecque. C’est la joie et la douleur d’une passion interdite…

Jean de Florette de Marcel Pagnol
L’histoire se déroule en Provence, dans le petit village des Bastides blanches. Ugolin, le neveu du Papet et le dernier du clan des Soubeyran a pour projet de créer une grande plantation d’œillets et de faire fortune par la revente de ces fleurs, avec l’appui financier de son oncle. Mais le puits du mas de Massacan ne fournissant pas assez d’eau pour pareille plantation, les deux hommes décident d’acheter le champ de Pique-Bouffigue aux Romarins où ils savent que se trouve une source. Mais Pique-Bouffigue, occupé dans son figuier à tailler de branches pour faire des pièges, refuse de vendre son bien …

Pour une nuit d’amour (suivi de l’inondation) d’Emile Zola
Chaque jour, Julien joue de la flûte pour la belle Thérèse de Marsanne qu’il aperçoit de sa fenêtre. Or la jeune fille ne le regarde pas et l’ignore malgré ses sérénades quotidiennes… jusqu’au soir où elle l’invite à la rejoindre dans sa chambre. Julien se précipite, mais est-il vraiment prêt à tout pour une nuit d’amour ? Deux courtes nouvelles dramatiques qui révèlent une nouvelle facette de l’auteur des Rougon-Macquart.

La princesse de Clèves de Madame de Lafayette
À la cour du roi Henri II, Mme de Clèves tombe sous le charme de M. de Nemours et subit les ravages d’une passion coupable.
Dans ce roman d’analyse, pionnier du genre, Mme de Lafayette dépeint avec minutie les tourments de son héroïne, déchirée entre désir et devoir.

Les vaisseaux du coeur de Benoîte Groult
« Qui saura, entre homme et femme, inventer une passion qui ne s’use pas ? Qui saura, malgré le temps qui passe, préserver les belles amours de leurs disgrâces quotidiennes ?
Tel est, au fond, le secret de ces deux êtres que tout sépare, mais que d’intenses ferveurs rapprochent. Lui, c’est un marin breton, elle est une intellectuelle parisienne. Ils ne se ressemblent guère, un monde d’usages ou de convenances aurait dû les rendre étrangers l’un à l’autre.
De complicités en étreintes, de brèves rencontres en rendez-vous lointains, le destin va leur offrir une liaison improbable et souveraine.
Quelques jours, quelques semaines dispersées tout au long de la vie seront les seules et brûlantes étapes d’une histoire qui commence sur la peau et se prolonge dans le cœur. »

Les rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau
« Me voici donc seul sur la terre, n’ayant plus de frère, de prochain, d’ami, de société que moi-même. » À l’automne 1776, Rousseau, alors au crépuscule de sa vie, trouve refuge loin du « torrent du monde », dans une bienheureuse solitude magnifiée par la beauté de la nature. Au gré de ses promenades, le philosophe marche à la rencontre de lui-même, dans une introspection lyrique, admirablement sensible : entre souvenirs et méditations, il y embrasse le plaisir de la mémoire et de l’écriture, dans la pure conscience d’exister.

Fifi et autres nouvelles de Guy de Maupassant
Mademoiselle Fifi est, en réalité, un jeune officier prussien, occupant la France en 1870, blond, à la taille fine, fier et brutal, surnommé ainsi parce qu’il méprise tout et tout le monde et répète sans cesse : « Fi, fi donc ». Il trouvera plus fort que lui.
Provinciales inassouvies, amants surpris, prostituées, femmes de notaires, nobles ruinés, amis pêcheurs, chacun a son portrait juste et émouvant.
Ces nouvelles sont brèves, ainsi l’exigeait la presse quotidienne qui les publiait avec succès. Brèves mais exprimant l’essentiel.

Le silence de la mer de Vercors
Ce roman, publié en 1942, met en scène une famille française qui oppose son silence à l’officier allemand qu’elle a été contrainte de loger. Par son silence, on peut montrer à l’autre qu’on ne le voit pas, qu’on ne l’entend pas : qu’il n’existe pas. On peut le faire disparaître par la pensée.
Vercors invitait les Français à refuser l’occupation allemande et la trahison de Pétain.

La femme rompue de Simone de Beauvoir
Publié en 1967, La femme rompue de Simone de Beauvoir est un recueil de trois nouvelles explorant la problématique intemporelle du vieillissement au féminin. Découvrez le portrait de trois femmes, entre 40 et 60 ans, en pleine crise existentielle. Elles livrent leurs déceptions, colères, solitude, douleurs face à la trahison d’un fils, l’infidélité d’un mari, le rejet d’une famille et de toute une société. Âge différent, classe sociale différente mais toujours cette même rage face à l’incompréhension, l’injustice et les obstacles liés au destin féminin.

Noces suivi de l’été de Albert Camus
Albert Camus a écrit « Noces » en 1938, à l’âge de 26 ans; cette œuvre confirme déjà ses dons d’écrivain révélés dans un premier essai « L’Envers et l’Endroit » qui contient déjà les thèmes majeurs de son œuvre : le soleil, la solitude, l’absurde destin des hommes.
Noces est composé de quatre récits lyriques, exaltation de la nature, mais aussi impressions et méditations sur la condition humaine et la recherche du bonheur.

Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin
Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l’été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d’une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d’eux, un chien, qui détient la clef du drame… Plein de poésie et de vie, ce court récit, d’une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Etre loyal à ses amis, se battre pour ceux qu’on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l’être humain n’est-il pas d’aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?

L’amant de Marguerite Duras
« Dans L’Amant, Marguerite Duras reprend sur le ton de la confidence les images et les thèmes qui hantent toute son œuvre. Ses lecteurs vont pouvoir ensuite descendre ce grand fleuve aux lenteurs asiatiques et suivre la romancière dans tous les méandres du delta, dans la moiteur des rizières, dans les secrets ombreux où elle a développé l’incantation répétitive et obsédante de ses livres, de ses films, de son théâtre. Au sens propre, Duras est ici remontée à ses sources, à sa « scène fondamentale » : ce moment où, vers 1930, sur un bac traversant un bras du Mékong, un Chinois richissime s’approche d’une petite Blanche de quinze ans qu’il va aimer.
Il faut lire les plus beaux morceaux de L’Amant à haute voix. On percevra mieux ainsi le rythme, la scansion, la respiration intime de la prose, qui sont les subtils secrets de l’écrivain. Dès les premières lignes du récit éclatent l’art et le savoir-faire de Duras, ses libertés, ses défis, les conquêtes de trente années pour parvenir à écrire cette langue allégée, neutre, rapide et lancinante à la fois, capable de saisir toutes les nuances, d’aller à la vitesse exacte de la pensée et des images. Un extrême réalisme (on voit le fleuve ; on entend les cris de Cholon derrière les persiennes dans la garçonnière du Chinois), et en même temps une sorte de rêve éveillé, de vie rêvée, un cauchemar de vie : cette prose à nulle autre pareille est d’une formidable efficacité. À la fois la modernité, la vraie, et des singularités qui sont hors du temps, des styles, de la mode. » (François Nourissier)

La Petite Fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel
Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés. Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille. Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques. »

Marius de Marcel Pagnol
“Le port de Marseille, dans les années vingt. Marius, le fils de César, patron du bar de la Marine, est partagé entre son amour pour Fanny, la petite marchande de coquillages, et son désir de prendre la mer, de parcourir le monde…Lorsque Marcel Pagnol, en 1929, fait représenter Marius sur une scène parisienne, sans doute ne se doute-t-il pas que ses personnages deviendront aussi célèbres qu’Harpagon ou monsieur Jourdain. Deux ans plus tard, Pagnol et Alexander Korda en tirent un film. Raimu, Charpin, Orane Demazis, Pierre Fresnay reprennent leurs rôles, et la pellicule les immortalise. Ils feront le tour de la terre…“

Terre des hommes d’Antoine de saint Exupéry
« Nous habitons une planète errante. » Saint-Exupéry, qui vient d’être nommé pilote de ligne, découvre, admire, médite notre planète. Assurant désormais le courrier entre Toulouse et Dakar, il hérite d’une vaste responsabilité à l’égard des hommes, mais surtout de lui-même et de son rapport au monde. Tout en goûtant « la pulpe amère des nuits de vol », il apprend à habiter la planète et la condition d’homme, lit son chemin intérieur à travers les astres. En plus du langage universel, il jouit aussi chaque jour de la fraternité qui le lie à ses camarades du ciel. Il rend hommage à Mermoz ou à Guillaumet, à qui est dédicacé le roman, et dont il rappelle les célèbres paroles : « Ce que j’ai fait, je le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait. ». Dans « Terre des hommes », l’aviateur-écrivain s’intéresse particulièrement à la rigueur qu’exigent les relations humaines. [Laure Anciel]

Bonjour tristesse de Françoise Sagan
« La villa est magnifique, l’été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l’amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s’amusent, ils n’ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d’une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.
C’était l’été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d’un » charmant petit monstre » qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l’image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir. »

La main gauche et autres nouvelles de Guy de Maupassant
« Ce titre (Main gauche) dit assez que, dans ce livre, l’auteur de Pierre et Jean raconte des liaisons qui n’ont rien de légitime. Avec son observation d’une psychologie si pénétrante, Guy de Maupassant a fixé des types féminins d’une perversité et d’une complexité déroutantes. Le livre est d’une grande variété et, à côté de la note mélancolique, contient des aventures alertes et gaies, toutes empreintes du charme personnel aux héroïnes de l’auteur. »

Zadig ou la Destinée de Voltaire
» Qu’il est dangereux de se mettre à la fenêtre et qu’il est difficile d’être heureux dans cette vie ! » Ainsi soupire Zadig, jeune Babylonien, devenu favori du roi et promis à une enviable destinée. Pour être tombé amoureux de la reine Astarté, le voilà obligé de fuir, rendu à la condition d’esclave, victime des brigands, des fanatiques religieux, en butte aux pires catastrophes… Mais à travers ce cheminement capricieux, la Providence veille et l’homme est à sa place. C’est aussi ce que découvre cet habitant de Sirius qui, à l’aide d’un rayon de soleil, parcourt la Voie lactée. Quelle surprise en effet pour Micromégas de voir que l’homme, si petit et si misérable qu’il soit, tient son rôle dans l’univers grâce à son esprit… Désinvoltes et primesautiers, deux contes qui charment et enchantent…

Nouvelles orientales de Marguerite Yourcenar
Ce recueil publié en 1938 comporte une dizaine de nouvelles d’inspiration orientale, lesquelles sont des fables et légendes. Passionnée et passionnante, Yourcenar nous propose de nous plonger dans l’imaginaire des Balkans, de la Chine et même du Japon. Le genre choisi, la nouvelle, permet une lecture facile. Marguerite Yourcenar s’est inspirée de contes ou de faits divers orientaux pour les retranscrire avec son propre style. Les thèmes sont universels : amour perdu, regret, transcendance, rédemption et héroïsme.
Je ne vous en dis pas plus, Nouvelles orientales est un recueil que vous devez lire une fois dans votre vie !

les rois maudits de Maurice Druon (tome 1)
Nous sommes au début du XIVe siècle ; Philippe le Bel règne sur le royaume de France, puissant mais désargenté. Or, l’ordre du Temple est à la fois riche et influent. Le roi va donc éradiquer ce contre-pouvoir qui le menace tout en mettant la main sur une fortune susceptible de regarnir les caisses de l’Etat. Il élimine par une rafle les Templiers.
Au moment de passer sur le bûcher, Jacques de Molay, grand-maître de l’ordre, maudit le pape, le roi et ses héritiers jusqu’à la treizième génération.
Conformément à la malédiction, le pape Clément V meurt en 1314, suivi quelques mois plus tard par Philippe le Bel, alors âgé de quarante-huit ans seulement. S’ensuit une période de complots, de machinations, de luttes de pouvoir, de jeu d’alliances et de trahisons au sein du pouvoir royal…

claude gueux de Victor Hugo
« …Un homme nommé Claude Gueux, pauvre ouvrier, vivait à Paris en 1831. Il avait avec lui une fille qui était sa maîtresse et un enfant de cette fille… Il était capable, habile, intelligent, fort mal traité par l’éducation, fort bien traité par la nature, ne sachant pas lire mais sachant penser. Un hiver, l’ouvrage manqua. L’homme, la fille et l’enfant eurent froid et faim. L’homme vola. Il en résulta trois jours de pain et de feu pour la femme et pour l’enfant et cinq ans de prison pour l’homme. Il fut envoyé faire son temps à la Maison Centrale de Clairvaux. On va voir ce que la Société en a fait. »

La vie devant soi de Romain Gary
Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d’amour d’un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que » ça ne pardonne pas » et parce qu’il n’est » pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur « . Le petit garçon l’aidera à se cacher dans son » trou juif « , elle n’ira pas mourir à l’hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré » des peuples à disposer d’eux-mêmes » qui n’est pas respecté par l’Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu’à ce qu’elle meure et même au-delà de la mort.

La nausée de Jean-Paul Sartre
« Donc j’étais tout à l’heure au Jardin public. La racine du marronnier s’enfonçait dans la terre, juste au-dessous de mon banc. Je ne me rappelais plus que c’était une racine. Les mots s’étaient évanouis et, avec eux, la signification des choses, leurs modes d’emploi, les faibles repères que les hommes ont tracés à leur surface. J’étais assis, un peu voûté, la tête basse, seul en face de cette masse noire et noueuse entièrement brute et qui me faisait peur. Et puis j’ai eu cette illumination.Ça m’a coupé le souffle. Jamais, avant ces derniers jours, je n’avais pressenti ce que voulait dire « exister ».

Zazie dans le métro de Raymond Queneau
– Zazie, déclare Gabriel en prenant un air majestueux trouvé sans peine dans son répertoire, si ça te plaît devoir vraiment les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, je t’y conduirai. – Napoléon mon cul, réplique Zazie. Il m’intéresse pas du tout, cet enflé, avec son chapeau à la con. – Qu’est-ce qui t’intéresse alors ? Zazie répond pas. – Oui, dit Charles avec une gentillesse inattendue, qu’est-ce qui t’intéresse ? – Le métro.

Thérèse raquin de Emile Zola
Avec Camille, son époux, Thérèse mène une vie rythmée par les parties de dominos aux côtés de petit-bourgeois satisfaits. Assoiffée de vie, elle est astreinte à la charge de garde-malade d’un mari souffreteux. Laurent, l’amant qu’elle choisit pour meubler son quotidien, ne suffit pourtant pas à satisfaire la fougueuse Thérèse. Entravée par les corps débiles et les esprits boiteux qui l’entourent, cette grande vivante réalise que pour survivre elle devra tuer. Dès lors, elle décide avec Laurent l’assassinat de son mari. La vie de Camille était une longue agonie : sa mort la prolonge. À rebours d’une existence insignifiante, le spectre du mari envahit l’esprit des deux amants, et son cadavre s’immisce jusque dans leurs ébats. À la croisée d’un roman policier et d’une histoire de fantômes, Zola dresse le portrait glaçant d’un ménage à trois monstrueux.

La gloire de mon père de Marcel Pagnol
Un petit Marseillais d’il y a un siècle: l’école primaire ; le cocon familial ; les premières vacances dans les collines, à La Treille ; la première chasse avec son père…
Lorsqu’il commence à rédiger ses Souvenirs d’enfance, au milieu des années cinquante, Marcel Pagnol est en train de s’éloigner du cinéma., et le théâtre ne lui sourit plus.
La Gloire de mon père, dès sa parution, en 1957, est salué comme marquant l’avènement d’un grand prosateur. Joseph, le père instituteur., Augustine, la timide maman., l’oncle Jules, la tante Rosé, le petit frère Paul, deviennent immédiatement aussi populaires que Marius, César ou Panisse. Et la scène de la chasse à la bartavelle se transforme immédiatement en dictée d’école primaire…
Les souvenirs de Pagnol sont un peu ceux de tous les enfants du monde. Plus tard, paraît-il, Pagnol aurait voulu qu’ils deviennent un film. C’est Yves Robert qui, longtemps après la mort de l’écrivain, le réalisera.

Prochains livres (A2-B1)
Le livre du mois de septembre 2026 : le fantôme de l’opéra de Gaston Leroux
Le livre est adapté au niveau B1/B2. Vous ne devez pas acheter le livre.

Questions-réponses
Questions fréquentes
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Il existe un groupe pour le niveau intermédiaire/avancé et un groupe pour le niveau débutant/intermédiaire.
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